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Mesdames, Messieurs !

Cela fait bientôt 3 mois qu’il m’a été donné la chance d’intégrer le Team PMU, et de fait, de prendre part aux tournois majeurs du circuit live: WPT Paris, PPT Cannes, WSOPE Cannes, WPT Amneville..
Quatre des plus beaux tournois de l’année, pour un résultat sans appel: zéro ITM..
L’heure pour moi de réfléchir sur le sujet, en me posant certaines questions, et tant qu’à faire, les bonnes.

Une première remarque me vient à l’esprit, et pas des moindres.
Le seul de ces quatre tournois où j’ai pu un tant soit peu m’exprimer est le WPT Amneville, et j’ai envie de dire que ce n’est pas une surprise.
Ce tournoi présentait le field le moins bon des quatre épreuves, et tout au long de ce tournoi, j’ai pu manier ma table à peu prés comme je le souhaitais, malgré un désert de cartes du début à la fin.
Je serais d’ailleurs éliminé à tapis préflop, dans une main où je provoque un adversaire que j’avais ciblé depuis la début de la journée, qui plus est en tilt après un coup où il a du jouer avec une carte découverte dans un 3bet pot, qu’il a bien évidemment perdu.
Raise 3k sur 600/1200, re-raise 7k chez lui, shove 49k chez moi avec AK et insta-call avec AQ chez lui.
Bim, une dame en ouverture du flop et je me retrouvais crippled à 6BB au lieu de m’installer dans le top30 à 140 left.
Il ne s’agit là que d’une banale histoire de variance, puisque je commence devant, et finis derrière.

Mais sur des fields relevés, comme au WSOPE par exemple, je ne peux même pas me cacher derrière cette excuse de variance, tant je suis toujours parti derrière, pour finir derrière, avant de me faire éjecter sur un banal coin flip, dans lequel je jouais la moitié de l’average à tout casser.

C’est assez frustrant, tant j’ai l’impression de connaitre parfaitement ce jeu, de me rendre compte que finalement, je n’applique pas ce que j’ai mis des années à apprendre.
Dans une mauvaise dynamique, en tournoi, il faut jouer l’ITM, quitte à s’emmerder pendant quatre jours à open fold 95% des mains. C’est la règle. On ne peut gagner un tournoi, ou même deep run un tournoi, que dans un certain contexte: les bonnes rencontres, les erreurs adverses, une emprise sur la table qui permet de créer certains coups qu’on ne peut pas faire lorsque les choses se déroulent mal..
Le reste du temps, il faut savoir faire le dos rond, et jouer l’argent. Décidasse à Monsieur Roger Hairabedian qui applique ce concept sur chaque tournoi, avec les résultats qu’on connait tous.

La seconde chose qui m’a valu ces contres performances, à mon avis, c’est l’effet kiss cool.
Nous devons être moins d’une trentaine de joueurs français sponsorisés.
Et j’ai oeuvré pendant plusieurs années pour faire parti de cette élite, celle la même qui n’a pas la pression financière en parcourant le monde pour y disputer les plus beaux tournois de poker sans avoir à débourser un centime. Oui mais voilà, justement, je crois me rendre compte que cette pression financière est certainement ce pour quoi nous jouons tous à ce jeu. Que serait le poker sans cette notion d’argent ? Il n’y a qu’à jouer un freeroll sur internet pour s’en rendre compte. L’argent et le poker seront toujours liés, chaque main jouée doit être un investissement pensé comme étant rentable sur le long terme. Est-ce que 4bet 47o en position sur un joueur jugé faible l’est ? Dans certains cas de figure, ça fera l’objet d’un article intitulé « Quel Génie ! ». Mais la plupart du temps, s’abstenir sera l’investissement positif à faire. Et surtout, certaines dynamiques de jeu permettent de s’exprimer différemment. C’est à mon sens la chose la plus importante au poker. Savoir identifier le contexte de table, pour pouvoir piocher dans son éventail technique le bon move à faire. Et ce contexte est à ré-évaluer après chaque main jouée.

Comme vous le savez tous, j’ai fait de nombreuses performances en ligne. Oui, mais sur combien de tournois ? Je n’ai jamais été un joueur d’ITM, dans le sens où, la plupart du temps, je vais soit monter une tonne de jetons et faire une table finale, ou alors, être éliminé assez rapidement. Online, j’ai pu jouer des milliers de tournois, là où en live, je n’en jouerais peut-être pas plus d’une dizaine.. Voilà l’énorme distinction à faire entre les tournois en ligne et le circuit live.

J’ai la chance d’être super bien entouré, dans une Team extra ordinaire, qui dépend d’un groupe international structuré, d’une véritable entreprise à l’échelle mondiale.
J’ai la chance de dormir dans les plus grand hôtels, d’être invité sur des évènements incroyables, comme le trophée Gol de letra, où je n’aurais certainement jamais pu mettre un pied sans le PMU.

Il est temps d’en prendre pleinement conscience, et d’en profiter..

Nos prochaines échéances seront l’inauguration de la Darcourt Room à Sofia à la mi-Janvier, avec tout le team PMU, l’EPT de Deauville quinze jours plus tard, et enfin le WPT Maurice fin Février (Qualifications en ligne pour des packages à 3,500€ sur PMU.fr).

L’occasion pour moi de disputer trois nouveaux tournois live, et, j’espère, de pouvoir ainsi vous montrer autre chose..

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